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Vivre dans le contraste : chez Simone Noa

Dans sa maison de Copenhague, Simone Noa a découvert que les espaces les plus personnels sont rarement les plus parfaits.

Chaque soir, elle termine sa journée par un rituel : parcourir les ventes aux enchères avant de se coucher. Elle recherche quelque chose de précis, même si elle ne sait pas toujours exactement quoi. Une chaise aux coutures irrégulières. Une table avec de petites marques usées sur sa surface. Des objets qui portent, dans leurs imperfections, les traces d’une vie vécue.

« J’adore repérer des pièces qui ne sont pas parfaites », dit-elle. « On voit que quelqu’un y a vraiment réfléchi, y a travaillé, a peut-être même fait une erreur en cours de route. Je trouve cela fascinant. » Parfois, elle achète quelque chose sans savoir où elle va le mettre. Cette incertitude, dit-elle, fait partie du plaisir, laisser un objet trouver sa place au fil du temps.

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Sa maison reflète cette sensibilité dans chaque pièce. Réfléchie, mais jamais contrainte par une sélection méticuleuse. Personnelle sans être trop précieuse. La bibliothèque a été soigneusement agencée, chaque titre et chaque objet placés avec intention. Pourtant, c’est dans les coins que la vie se déroule dans toute sa spontanéité, une veste pliée sur une chaise, des objets posés là où la journée les a amenés.

Simone a abordé l’espace comme une toile vierge, guidée par la couleur comme une humeur, chaque pièce dialoguant avec la suivante. « Je suis très attentive à créer un fil conducteur subtil qui traverse toute la maison », explique-t-elle. « Ainsi, même si les tons changent, il y a toujours un dialogue entre eux. Pour moi, la couleur définit la température émotionnelle. » C’est à partir de ce point de départ que les pièces plus imposantes ont trouvé leur place : une table à manger vintage, une commode usée, un canapé sculptural, chacune ancrant la pièce et jouant avec son ambiance. Puis, couche après couche : la texture, l’art, les objets collectionnés et trouvés. « C’est là qu’un espace prend vraiment vie », dit-elle.

Les matériaux sont également abordés sous un angle pratique. Un canapé doit être un endroit où l’on peut se blottir pieds nus sans y réfléchir à deux fois. Une chaise doit mériter sa place par son utilisation. On retrouve ici aussi un goût pour les contrastes, quelque chose de doux, comme le bouclé ou la laine brossée, associé des matériaux plus bruts : le bois, le lin, le métal. « Ce mélange rend un espace intéressant et riche en nuances », explique-t-elle. Pour Simone, les belles choses doivent être vécues. Les objets qui semblaient convenir, mais qui finalement ne lui convenaient pas ont été remplacés. Chaque nouvel objet doit passer un test simple : pourrait-il trouver sa place dans la prochaine maison ? Serait-il toujours à sa place ?

Avec l’arrivée de sa fille, le rythme de la maison a changé. Les vases ont été déplacés sur des étagères plus hautes, le sol a été libéré pour le jeu, et une nouvelle règle s’est imposée : ranger quand on a fini. « Je ne veux pas qu’elle ait l’impression de ne pas pouvoir bouger ou jouer », explique Simone, « mais je ne veux pas non plus perdre les éléments qui font que l’appartement me ressemble. » Contre toute attente, la maternité n’a fait que renforcer son rapport à l’espace, en conservant certains coins suffisamment calmes pour pouvoir respirer, tout en laissant le reste flexible. « Tout est question d’équilibre. La laisser explorer et jouer, tout en conservant un sentiment de calme et de rythme dans le quotidien. »

« Je suis attirée par ce qui semble intemporel, mais jamais prévisible. »

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Ce qui ressort, tant dans la maison de Simone que dans sa façon de penser, c’est une véritable aisance avec l’imperfection, une appréciation des objets qui témoignent de leur histoire d’utilisation. Les coutures irrégulières, les marques subtiles, le sentiment que quelque chose a été vécu. Ce mode de vie semble en phase avec l’esprit de notre collection Spring Summer 2026, une exploration du calme et de l’imperfection, qui trouve la beauté dans les qualités durables d’objets artisanaux portant les marques du toucher et du temps.